jeudi 31 mai 2007

Vous l'avez remarqué...


Ce blog est en stand-by. Pour cause de mutation ( ni génétique, ni tout à fait professionnelle, juste personnelle).

Et si j'écris tout ce que je suis amenée à vivre en ce moment, je vais dépasser la limite... que je m'étais fixée, à savoir ne jamais trop en dire, ou en tout cas, garder des terrains secrets.

Et puis , même si je vois vos visites ( du nord au sud, de l'est à l'ouest, et de loin ...), il n'y avait plus guère de commentaires ces derniers temps, or , j'aime l'échange, et j'aime , aussi, dans le virtuel ce qui passe ensuite au réel.

C'est même une de mes préoccupations , en ce moment, le rapport virtuel-réel, ce qui fait qu'on a envie, ou besoin, le plaisir, le désir d'entretenir un blog , l'utilité que ça a , ce que ça amène, et force est de constater que si le mien m'a amené des échanges virtuels, ils n'ont pas toujours débouché sur des échanges réels, et ce sont eux qui m'intéressent.

Parce que j'ai déjà, intrinsèquement, du mal , parfois, à faire la différence entre les deux, et qu'il me semble essentiel de ne pas tout mélanger, parce que j'ai aussi nourri des échanges ( et relations) virtuel(le)s très riches, qui pour moi ont été de vraies amitiés, et parce que, justement, comme j'ai parfois eu du mal à le gérer, ils, elles , se sont interrompu(e)s , j'ai besoin, en ce moment, d'une chose fondamentale : M'ANCRER DANS LA REALITE.

Mon dernier séjour à Paris m'y a aidée, et j'ai eu le grand plaisir de faire des rencontres, de gens talentueux, très talenteux, et d'élargir mon cercle amical et relationnel.

Et c'est celà qui m'intéresse sur le net, pas autre chose, je ne veux pas, plus, entretenir de "fantasmes" à distance, ce que je veux c'est m'en servir comme d'un outil , tout simplement, qui me permette d'élargir mon champ de vision, et bâtir des projets, mais qui ne soit pas dénué de réalité.

Les commentaires, bien sûr, restent ouverts, et peut-être aurai-je envie de débattre sur ce sujet, je publierai aussi des photos, sans doute, d'ici cet été.

Paris m'attend...

dimanche 29 avril 2007

Kaolin - Partons vite

mardi 27 mars 2007

Portrait

Ou lorsqu'on est une femme, artiste, qui refuse d'être un objet de marketing, à la recherche de la liberté :

J'ai pour Lio une affection toute particulière, tant pour son franc-parler que pour son extrême sensiblité, je vous laisse découvrir quelques extraits :


Lio Saule TV Bruxelles La chanson de Prévert été 2006


jeudi 22 mars 2007

Ordinary Day

lundi 12 mars 2007

Mais que font les Hommes?


J'ai attendu avant de publier cet article, ces images me sont et sont insoutenables, cette réalité me fait mal, et me renvoie à ce que je ne peux ni admettre ni comprendre , personne ne peut admettre ou comprendre une telle barbarie, et pourtant elle existe.

Je sais que ces photos, et l'appel que vous verrez, si vous cliquez sur le lien, vous dérangeront, viendront troubler votre sérénité, comme elles sont venues troubler la confiance que je veux tant mettre dans le monde qui m'entoure, mais que faut- il faire? Se masquer derrière l'indifférence? La démission?

Je sais que notre première réaction est de dire que l'on se sent démuni, qu'il y a tant de choses à changer sur cette terre, mais n'est- ce pas ainsi que l'on finit par vivre avec l'intolérable, à s'y habituer?

L'on s'habitue à tout, même au pire, et l'on attend... qu'un jour les choses s'arrangent, devenant nous-mêmes complices par omission.

Que faire? Rêver? Ou regarder en face la réalité?

Qui nous rattrapera toujours si nous tentons de la mettre de côté.

Montrer cette réalité et ces clichés est la seule chose qui permette une prise de conscience .

Je ne peux me résoudre à l'égoisme, mais je crois aussi que si nous ne parlons pas assez de ces massacres c'est parce que nous avons peur, peur qu'en dénonçant le malheur, celui- ci nous "contamine", et c'est une erreur, je reste persuadée que si des voix s' élevaient, des issues s'ouvriraient.

Lisez la note de Jean-Christophe Grellety sur l'Action Littéraire , revenez-y plus tard si les photos vous heurtent trop, et si vous le souhaitez, laissez vos commentaires, mais ne restons pas silencieux devant la négation de la vie de tant d'êtres humains qui n'ont rien de différent avec nous, si ce n'est qu'ils vivent dans une partie du monde où la terreur domine.

jeudi 8 mars 2007

Il y a deux filles en moi Sylvie Vartan Francoise Hardy

mercredi 28 février 2007

Oser prononcer le mot culture?

Pascale Ferran, réalisatrice de Lady Chatterley , qui a remporté le César du meilleur film français, aurait dû , je pense, se voir aussi attribuer celui du meilleur discours de la soirée:




"Nous sommes nombreux dans cette salle à être comédiens, techniciens ou réalisateurs de cinéma. C'est l'alliance de nos forces, de nos talents et de nos singularités qui fabrique chaque film que produit le cinéma français.

Par ailleurs, nous avons un statut commun : nous sommes intermittents du spectacle. Certains d'entre nous sont indemnisés, d'autres non ; soit parce qu'ils n'ont pas travaillé suffisamment d'heures, soit, à l'inverse, parce que leurs salaires sont trop élevés pour être indemnisés dans les périodes non travaillées.

C'est un statut unique au monde. Pendant longtemps, il était remarquable parce qu'il réussissait, tout en prenant en compte la spécificité de nos métiers, à atténuer un peu, un tout petit peu, la très grande disparité de revenus dans les milieux artistiques. C'était alors un système mutualisé. Il produisait une forme très concrète de solidarité entre les différents acteurs de la chaîne de fabrication d'un film, et aussi entre les générations.

Depuis des années, le Medef s'acharne à mettre à mal ce statut, en s'attaquant par tous les moyens possibles à la philosophie qui a présidé à sa fondation. Aujourd'hui, il y est presque arrivé. De réformes en nouveau protocole, il est arrivé à transformer un système mutualisé en système capitalisé. Et cela change tout. Cela veut dire, par exemple, que le montant des indemnités n'est plus calculé sur la base de la fonction de son bénéficiaire mais exclusivement sur le montant de son salaire. Et plus ce salaire est haut, plus haut sera le montant de ses indemnités.

Et on en arrive à une absurdité complète du système où, sous couvert de résorber un déficit, on exclut les plus pauvres pour mieux indemniser les plus riches.

Or, au même moment exactement, à un autre bout de la chaîne de fabrication des films, d'autres causes produisent les mêmes effets. Je veux parler du système de financement des films qui aboutit d'un côté à des films de plus en plus riches et de l'autre à des films extrêmement pauvres.

Cette fracture est récente dans l'histoire du cinéma français.

Jusqu'à il n'y a pas si longtemps, ce qu'on appelait les films du milieu - justement parce qu'ils n'étaient ni très riches ni très pauvres - étaient même une sorte de marque de fabrique de ce que le cinéma français produisait de meilleur.

Leurs auteurs - de Renoir à François Truffaut, de Jacques Becker à Alain Resnais - avaient la plus haute opinion des spectateurs à qui ils s'adressaient et la plus grande ambition pour l'art cinématographique. Ils avaient aussi, bon an mal an, les moyens financiers de leurs ambitions.

Or ce sont ces films-là que le système de financement actuel, et en premier lieu les chaînes de télévision, s'emploient très méthodiquement à faire disparaître.

En assimilant les films à vocation artistique aux films pauvres et les films de divertissement aux films riches, en cloisonnant les deux catégories, en rendant quasi impossible pour un cinéaste d'aujourd'hui le passage d'une catégorie à une autre, le système actuel trahit l'héritage des plus grands cinéastes français.

Et leur volonté acharnée de ne jamais dissocier création cinématographique, point de vue personnel et adresse au plus grand nombre. Ce faisant, il défait, maille après maille, le goût des spectateurs ; alors même que, pendant des décennies, le public français était considéré comme le plus curieux, le plus exigeant, le plus cinéphile du monde.

Ici comme ailleurs, la violence économique commence par tirer vers le bas le goût du public puis cherche à nous opposer. Elle n'est pas loin d'y arriver.

Les deux systèmes de solidarité - entre les films eux-mêmes et entre ceux qui les font -, ces deux systèmes qui faisaient tenir ensemble le cinéma français sont au bord de la rupture.

Alors peut-être est-il temps de nous réveiller.

Peut-être est-il temps de nous dire que notre amour individuel pour le cinéma, aussi puissant soit-il, n'y suffira pas.

Peut-être est-il temps de se battre, très méthodiquement nous aussi, pour refonder des systèmes de solidarité mis à mal et restaurer les conditions de production et de distribution de films qui, tout en donnant à voir la complexité du monde, allient ambition artistique et plaisir du spectacle.

Nous n'y arriverons pas, bien sûr, sans une forme de volonté politique d'où qu'elle vienne. Or, sur de tels sujets, force nous est de constater que celle-ci est désespérément muette. Mais rassurons-nous. Il reste 55 jours aux candidats à l'élection présidentielle pour oser prononcer le mot "culture"."


On a applaudi, maintenant on REAGIT : voir comment en commentaires.